Nikšić, ou l’habit ne fait vraiment pas le moine

Après avoir traversé une campagne bucolique fleurie de petites maisons aux toits de tôle, bois, ou tuiles, aux murs colorés et aux terrains très proprement aménagés grâce à de charmants petits murets de pierres, notre vieil homme cueilleur de fleurs nous débarque dans une ville improbable, Nikšić.

En arrivant dans cette ville, nous savons que nous sommes dans les Balkans. Reine du béton, la ville s’étend selon un quadrillage parsemé d’immeubles de quelques étages tout au plus, mêlés à des maisons d’aspect campagnard. L’ensemble est aéré et pour contrebalancer le béton omniprésent, des espaces verts qui ne demandent qu’à être entretenus sont situés le long des rues.

P7240340 (FILEminimizer)(Photo Fliflounette)

Les bâtiments sont d’un autre âge voire complètement en fin de vie. Des ruines côtoient les immeubles plus récents, mais « récents » ne signifie pas modernes. La peinture caillée des façades ou les balcons aux bords qui s’effritent sont monnaie courante, même dans le centre ville. Certains lieux publics sont vraiment en piteux état comme le musée de la ville dont on s’est longuement demandé ce que ce bâtiment pouvait être.

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Une incursion dans un ancien stade de basket à ciel ouvert avec ses gradins bleus et jaunes nous plongera instantanément dans une période révolue où les états communistes valorisaient leurs athlètes. Le lieu est privé, je me fais éjecter comme une malpropre, brisant mon voyage dans le temps.

P7240334 (FILEminimizer)(Photo Fliflounette)

Malgré ce portrait peu flatteur de la ville, on a vraiment apprécié ce moment de vie citadine, à l’écart des sites prisés des touristes. On a eu la chance de vivre un paseo façon Balkans qui nous a montré une ville extrêmement dynamique, jeune et vivante. Lorsque nous sommes sortis de notre hôtel, après une douche salvatrice que l’on attendait depuis quelques jours, nous avons rejoint l’immense place du centre de la ville où un flot continu de jeunes hommes et jeunes femmes défilait sous nos yeux impressionnés.

Les terrasses des cafés étaient bondées de jeunes buvant la Nikšićka pivara, la bière locale consommée par tous. Couples, familles et groupes d’amis, tous sont sur leur 31 pour ce défilé incessant où les regards se croisent, se cherchent pour créer le contact. La démarche des filles est très travaillée, avec un roulement de bassin caractéristique que l’on retrouvera chez toutes tandis que les garçons mettront en avant leur carrure imposante. Les cafés diffusent les derniers tubes à la mode, des chansons italiennes des années 90, très appréciées ici, alors qu’un concert synthétiseur / voix débute quelques bars plus loin.

Une atmosphère conviviale et festive qui n’a rien à envier aux soirées espagnoles et que l’on a hâte de retrouver dans d’autres villes !

Florence.

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