Les histoires de Berat

Arrivée à Berat, après une super journée de rando dans les collines, montagnes, campagnes… On a croisé des gens modestes, paysans toujours heureux d’entendre un bonjour en Albanais, généreux, et toujours souriants. On a bu des cafés et des thés verts à la terrasse ensoleillée d’un village champêtre au nom imprononçable, et on a vu des poules, ânes, vaches, dindons par centaines.

Puis on franchit les portes de la ville, conseillée par des guides et quelques locaux, ville historique d’Albanie, sans doute une des plus vieilles des Balkans, et après 20 minutes de marche dans les faubourgs, on se fait accoster par un homme à vélo. Il « lève » les touristes et leur propose un hôtel. Après 5 minutes de négociations rondement menées, son prix est le nôtre et on visite sa maison ; vieille voir antique, dans la famille depuis plus de 400 ans, avec un grand jardin, des terrasses recouvertes de vignes où pendent des grappes de raisin bien mûres. Miam !

Après la douche réglementaire, on part à la recherche d’un restaurant, ce qui nous permet de mieux approfondir notre visite de la ville. Elle est établie dans une vallée de la rivière Osum, les maisons accrochées aux flancs, toutes aux murs blancs et aux toits de tuiles. Vision pittoresque de carte postale. Pas étonnant que la ville soit classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Au sommet de la ville, une grande citadelle, héritée de la période d’occupation ottomane. On décide de la visiter dans la matinée.

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A la recherche d’une pizzeria, on tombe en plein paseo, et nos styles de randonneurs en tong détonnent avec les mini jupes et les mécaniques qui roulent des locaux. Grillés. Nous qui voulions passer incognito, encore une fois c’est raté… Après une nuit reposante à souhait, nous prenons le petit dej’ dans le jardin, ce qui permet de faire plus ample connaissance avec les habitants de la guest house.

Il y a tout d’abord Lorenç, le « rabatteur » d’hier, la quarantaine grisonnante, il est court sur pattes, ensemble particulier. Il parle fort, beaucoup, pose des questions mais n’écoute pas toujours les réponses, nous coupe dans nos explications et change complètement de sujet. Plaisant. Il a aussi des avis bien tranchés, pense qu’on est fous, voir anormaux de faire de la randonnée, et désapprouve totalement le stop. Il essaiera après, et ce, très lourdement, de nous faire prendre le bus pour aller en Macédoine. Il est aussi très très radin, et a disposé partout dans la guest house des petites affiches, pour vendre des trucs, manger avec lui (donc payant), et surtout économiser l’eau de la douche. Il ira même jusqu’à enguirlander un touriste qui prenait trop de temps à son goût pour se doucher….
Dernière chose, il est amateur de musique douteuse. On ne parle pas ici d’Aurela Gace, diamant albanais, mais plutôt d’airs de classique remixé au synthé par le Jean-Michel Jarre local, ou encore des airs d’opéra grec qu’il prend un malin plaisir à chanter très faux, et dans tes oreilles.

Dans la famille, il y a aussi sa mère, une mamie gâteau qui sourit tout le temps, très agréable et sympa. Et puis on découvrira le lendemain que c’est plutôt la mère fouettard. Elle s’accroche tout le temps avec son fils, qui demande son autorisation sur le prix de la chambre, de la machine à laver et qui a le dernier mot sur tout … et qui derrière ses sourires de miel tient d’une main de fer cette guest house.

Et puis la femme de Lorenç, jolie, effacée qui se contente d apporter les cafés et de cuisiner les petits dej’.

Après ces rencontres charmantes, on file sur la citadelle, et après 15 minutes de sport à ne pas glisser sur les pavés en tong (éprouvant) sous la chaleur accablante, et on pénètre par de hauts murs de pierre blanche dans la citadelle. Sa construction s’est achevée au 13eme siècle et aujourd’hui, elle ne semble n’être malheureusement qu’une coquille vide. Des maisons, souvent en ruine, vides, avec deux ou trois églises, mais qui sont fermées à clef. On déambule dans l’immense terrain de jeux des quelques touristes présents, et qui semble refléter la gloire touristique de la ville passée. Dommage. Cet endroit a un énorme potentiel qui ne demanderait qu’à être exploiter, mais ce n’est pas la priorité du gouvernement albanais, ce qui est compréhensible aujourd’hui.

Après la citadelle et une promenade dans la vieille ville, sous la canicule, on se refugie dans de multiples cafés puis on décide de passer une après-midi tranquille à se reposer, à écrire et établir les plans pour la semaine. Demain, c’est la Macédoine qui nous attend !

Yann

NB : Suite à un problème technique, nous ne sommes pas en mesure de publier nos propres photos. On croise les doigts pour régler ça au plus vite !

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