Ohrid, petite merveille balnéaire

Après Berat et la côte albanaise, Ohrid est notre 3e destination touristique, donc on se méfie un peu des explosions de prix, du côté fête à neuneu qu’on veut absolument éviter, et aussi des douches froides d’informations erronées, ou tout bonnement inexistantes ; spéciale dédicace à Orikum ! Donc nous arrivons à Ohrid après du stop et une petite heure à franchir le col qui nous sépare de la frontière macédonienne. Une fois nos passeports tamponnés, nous franchissons la frontière tout guillerets et entamons le stop pour rejoindre Ohrid. C’est un jeune couple de Serbes qui nous y emmène.

Охрид,_Македония_74

Vieille ville d’Ohrid

À Ohrid, très peu de touristes étrangers, des locaux principalement et des touristes macédoniens venus chercher un peu de fraicheur au bord du lac, car la Macédoine n’a pas de côtes, mais des lacs immenses. Celui d’Ohrid fait 358 km², rempli d’eau venue des montagnes environnantes. C’est aussi le lac le plus profond des Balkans (288 m).

Sitôt arrivés dans la station balnéaire, il nous faut changer de l’argent en denars, nos leks ne valent pas grand-chose ici. Puis c’est la recherche de l’hôtel qui prend le pas. Depuis notre arrivée, on s’était fait aborder par de nombreux hommes à vélo, qui voulaient que nous restions dans leurs hôtels. Occupés à autre chose et las de se faire aborder, on les avait vite écartés. La donne change et cette fois-ci, on a besoin de leurs services ! C’est en faisant jouer la concurrence de ces cyclistes que l’on rencontre Angel. Retraité bonhomme et souriant, il nous entraîne à travers les ruelles de Ohrid jusqu’à sa maison.

Son quartier a l’allure d’un village campagnard, avec des maisons à deux étages et des jardins taillés au cordeau qui les bordent. Ici, ça abonde de fruits et légumes, et dans le trio de tête, poivrons, tomates et pommes de terre. Ici, on jardine utile et aucun centimètre carré n’est laissé à la pelouse, système D oblige.

Notre hôte nous raconte que les habitants du quartier sont de fins limiers. Ayant flairé la mâne touristique, la plupart ont converti leurs maisons en chambre d’hôtes ; ici, on compte plus de 500 lits prêts à accueillir les touristes. On remarque aussi que les véhicules ont radicalement changé d’un pays à l’autre. Adieu vieilles Audi et Mercedes albanaises, bonjour voitures et pièces de musée macédoniennes ! L’abondance de ces antiquités s’explique par la qualité des routes ici ; pas de nids de poules ou de routes défoncées. Donc les Lada antiques peuvent toujours y rouler ! Passant la frontière albanaise, elles n’y résisteraient pas 5 minutes !

L’exploration de la ville commence le soir, et comme souvent on tombe en plein paseo. Des myriades de touristes locaux flânent, et souvent enchaînant les glaces. On avait déjà remarqué que les Albanais en étaient friands, les Macédoniens ne dérogent pas à la règle.

La visite de la ville continue le lendemain. Levés de bonne heure pour éviter la chaleur et l’affluence, on longe les rives du lac et on traverse la vieille ville déserte. Maisons fleuries, églises foisonnantes, ici le temps semblent s’être figé. Quelques plages sur le rivage du lac sont occupées par des locaux, qui profitent de la fraîcheur matinale et qui fuient les hordes de touristes. En suivant les rives du lac, on se dirige vers l’église Saint-Jean de Kaneo, identifiable de loin sur son éperon rocheux. La lumière matinale sublime l’édifice et l’endroit est désert. Atmosphère unique, sereine, pur moment magique. On ne regrette pas notre réveil matinal. Malheureusement, comme pour la plupart des églises de la ville, l’accès est encore fermé. C’est le revers de la médaille de ce réveil aux aurores.

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Architecture de la vieille ville

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Eglise Ste Sophie

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Eglise Saint-Jean de Kaneo

Notre découverte d’Ohrid continue avec le site antique de Plaochnik, et ses magnifiques mosaïques conservées, et aussi, la citadelle de la ville. La forteresse du tsar Samuel offre une vue imprenable sur le lac et ses environs, mais elle a malheureusement bénéficié d’une restauration à la chinoise. Je m’explique : en Chine, bien souvent, la restauration des monuments s’effectue ignorant la période de construction et le respect des matériaux et techniques choisis. Reconstruire la Grande Muraille à coups de briques et parpaings, c’est possible là-bas. Ce qui donne un petit côté Disneyland à ces monuments. C’est malheureusement le cas de la forteresse.

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Murailles de la citadelle

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Eglise Saint Panteleimon à Plaochnik

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Amphithéâtre

Affamés après nos explorations, on se lance à la recherche d’un restaurant pour dévorer nos traditionnelles salades grecques, pizzas, thé vert, avec parfois des variantes de viande et Coca zéro. C’est aussi ça le plaisir de se retrouver dans une destination touristique, le Coca zéro. Boisson sans sucres, caféinée, parfait carburant pour nous faire continuer nos explorations de la ville. Petit luxe.

On décide alors de rester dans la ville une nuit supplémentaire, pour parfaire nos explorations et de partir aux aurores le lendemain, en direction du parc national de Mavrovo. On a soif de randonnée!
Les plans sont clairs, la réalité l’est moins. Postés le matin sur la route qui nous y conduit, aucune voiture ne nous prend, et c’est poussés par le temps qu’on se résout à prendre un taxi pour la ville de Struga, point de départ de notre randonnée à travers la campagne macédonienne.

Yann

NB : Suite à un problème technique, nous ne sommes pas en mesure de publier nos propres photos. On croise les doigts pour régler ça au plus vite ! Source des images : Wikipedia

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Une réflexion sur “Ohrid, petite merveille balnéaire

  1. Florence bonjour.
    Ta maman n’a pas encore pris connaissance de ton dernier message, mais nous avons reçu ta carte ce matin. Un grand merci …
    Bises et bonne continuation.
    Daniel.

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