Fracassant !

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Depuis la terrasse de l’auberge de jeunesse.
Photo Toto Caribo

Vendredi 6 septembre

Après un accueil déplorable à l’auberge de jeunesse « Gakkos Hostel », une nuit loin d’être reposante, un petit déjeuner fantôme, nous fuyons notre auberge au petit matin pour arpenter la ville et prendre un vrai petit déjeuner. Le premier endroit que l’on cherche à Istanbul, c’est la place Taksim. Lieu emblématique de la contestation anti-gouvernementale et médiatisé, nous voulons voir à quoi ressemble cette place et y jauger l’atmosphère.

Nos premiers pas dans les rues sont accompagnés du ballet incessant des véhicules sur les immenses avenues. Les trottoirs sont de vrais parcours du combattant, je trébuche à de nombreuses reprises sur des obstacles divers et variés. En toute honnêteté, mon premier contact avec la ville est agressif : le bruit des voitures, les odeurs d’échappement, les trottoirs anti-piétons heurtent mon corps encore mal réveillé.

Nous demandons la place Taksim. Nous l’atteignons facilement car nous sommes vraiment proches. (Nous parlerons de la place à l’occasion d’un article dédié). Petit déjeuner en terrasse, contemplant les allées et venues des nombreux passants qui traversent place.

Ce matin, nous sommes moroses, à la fois déprimés et en colère par  l’accueil et nos conditions d’hébergement dans l’auberge de jeunesse : pas de draps ni couvertures, les bacs à douche sont de vraies réserves à champignons et autres substances, les pièces sont dans un état lamentable de saleté, et pas de respect pour le sommeil des autres (des mecs ivres font irruption en plein milieu de la nuit en braillant et allumant toutes les lumières. Merci). En plus, le jeune homme à l’accueil est franchement irrespectueux avec nous.

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Depuis la terrasse de l’auberge de jeunesse
Photo Toto Caribo

Nous avions réservé 4 nuits, qui nous paraissent déjà une éternité. On cherche un moyen d’éviter tout cela en trouvant une autre solution dans un autre hôtel. Mais il faut se rendre à l’évidence : les prix à Istanbul sont très élevés, il est difficile de trouver des nuitées en deçà de 30€. En-deçà, ce sont les auberges de jeunesse et un peu traumatisés, on se dit qu’elles seront sans doute toutes pareilles.

Notre petit déjeuner s’achève et nous n’avons toujours pas de plan B. La perspective de passer une nuit supplémentaire dans cette auberge nous rebute au plus haut point, mais tant qu’on n’aura pas trouvé mieux, on devra s’en satisfaire. On va s’acheter un peu de presse pour se changer les esprits, on reprend un thé en questionnant le serveur sur d’éventuels bons plans, mais la fourchette de prix qu’on lui indique est bien trop faible selon lui.

Le cybercafé est notre dernière chance de salut. Nous passons pas mal de temps à surfer sur internet, à la recherche de la perle rare, l’hébergement miracle (pas cher mais avec un minimum de propreté) grâce auquel on pourra profiter de notre séjour à Istanbul. Nous ne trouvons pas.

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Internet, ça explose !
Photo Toto Caribo

Toujours aussi énervés et dépités, on réfléchit, on se tord l’esprit dans tous les sens. Déjà, il faut faire état de nos griefs auprès de notre hôte et voir avec lui pour un éventuel remboursement, sachant qu’on n’a nulle part où aller ensuite. De plus, nos chances de récupérer notre argent sont quasi-nulles car notre réservation sur booking.com n’est pas remboursable. On tente quand même.

Après avoir exposé nos doléances au jeune homme qui nous a accueilli la veille (en état d’ébriété), pas de remboursement possible, mais une amélioration de nos conditions de vie : nous retrouvons nos vrais lits dans dortoir de 6 places que nous avions réservé. Nos colocataires sont sympathiques, pensent la même chose que nous à propos de l’hôtel mais ne disent rien. On sympathise un peu.

Quoi qu’il arrive, les jours suivants, on va continuer de chercher une autre solution pour la suite du séjour. On va au bout de notre réservation dans cette auberge de jeunesse mais jusqu’au 18 septembre, date de notre retour, on logera ailleurs. Les sessions internet se multiplient alors. Cette question nous préoccupe au point que nous ne profitons pas immédiatement d’Istanbul. Nous sommes dans une ville unique et pourtant, notre esprit n’y est pas.

Deux ou 3 jours après, eurêka ! On a dégotté la perle rare, un petit appartement douillet qui nous attend dès le 9 septembre. C’est libérés que l’on se lance enfin à l’assaut de la ville, le cœur prêt à aimer cet immense bazar !

Florence

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La place Taksim
Photo Toto Caribo

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