10 bonnes raisons de prendre un billet pour Istanbul

1. De la culture en veux-tu en voilà !

Vous adorez l’histoire, les musées et le patrimoine, alors Istanbul saura vous combler. La ville regorge de monuments historiques et de curiosités plus discrètes à découvrir. Les Grecs, les Romains, les Vénitiens, la route de la soie, le monde byzantin, suivi par l’ère ottomane jusqu’à la période moderne, la ville entière est un musée vivant.

D’un point de vue culturel, Istanbul est une métropole extrêmement vivante où l’art est présent à chaque coin de rue : musique, peinture, photographie, etc, mêlant avec subtilité l’héritage historique et les problématiques actuelles.

Je vous préviens tout de suite, une semaine, ni même 15 jours ne seront pas suffisants pour tout découvrir. Il faudra certainement revenir… mince ! 😉

2. Une multitude de petits quartiers

Ville tentaculaire, Istanbul est une immense agglomération…de petits quartiers ! Chaque quartier semble avoir ses spécificités en termes d’usage, de population, d’économie et d’histoire. Ainsi, sur la rive asiatique, le quartier d’Üsküdar est très populaire et très religieux. Les femmes y sont presque systématiquement voilées et l’habitat est fait de grands immeubles. Le quartier d’Eyüp est quant à lui plus mystique, entièrement tourné vers l’effervescence religieuse due aux reliques qui y sont conservées. Beyöglu est jeune et branché, Sultanhamet est un quartier musée. On pourrait passer en revue chaque quartier d’Istanbul, chacun ayant ses traits propres. Cependant une constante demeure dans toute la ville, la présence du portrait du premier président de la République de Turquie, Mustapha Kemal ou Atatürk, suspendu aux balcons ou aux fenêtres.

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Portrait d’Atatürk sur la place Taksim
Photo Toto Caribo

Si le brouhaha de la ville et sa circulation incessante deviennent trop pesants, il est très facile de s’en écarter pour trouver des havres de paix à quelques rues des grandes artères. Pour s’arracher à la vie trépidante du cœur d’Istanbul, prenez le bateau et voguez vers les îles Princes. Là-bas, pas de voitures, les bicyclettes et les carrioles sont reines. Un art de vivre délicieux que le décor de villas en bois rend intemporel.

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3. Diversité et générosité

La population d’Istanbul est véritablement cosmopolite, sans doute parce que la ville attire des jeunes de toute la Turquie mais aussi de nombreux européens qui viennent étudier ou simplement tenter l’aventure orientale. Nous avons pu observer une relative tolérance dans les rues du quartier branché de Beyöglu vis-à-vis notamment des homosexuel(le)s qui s’affichent sans complexe dans la foule. Je précise « relative » car la ville étant aux mains des conservateurs liés au Premier Ministre Erdogan, il n’est pas exclu qu’il y ait des manœuvres d’intimidation envers cette population.

Hormis notre expérience malheureuse à l’auberge de jeunesse, les Stambouliotes ont toujours été très agréables avec nous, chaleureux et fiers de nous parler de leur pays. Je me souviens d’un homme qui nous a invités spontanément à rentrer dans son atelier de fabrication de vis pour nous présenter chacune de ses machines, malgré le vacarme et la vapeur qui flottait dans le hangar. Nous nous interrogions sur ce qui se passait dans ce bâtiment, au milieu de tout ce bruit, et c’est avec le sourire qu’il est venu vers nous. Même contact chaleureux avec cette jeune fille sculptrice et céramiste qui s’est rapprochée de nous pour nous parler avec passion des événements politiques récents.

4. Un art de vivre dans la rue

Comme beaucoup de territoires autour du bassin méditerranéen, la vie quotidienne se joue essentiellement dehors, en plein air. De ce fait, tout est adapté à ce mode de vie. Une multitude de terrasses sont aménagées pour prendre un café ou un thé, avec un sens créatif plus ou moins poussé. Le moindre centimètre carré de trottoir peut accueillir une table minuscule et sa chaise en plastique, un étal d’un commerçant ambulant ou un cuisinier de plein air en train de préparer des grillades. Le moindre aménagement urbain peut devenir un café à ciel ouvert, comme ces rives bétonnées du Bosphore à Üsküdar. On peut alors siroter un « çay » (thé), véritable institution en Turquie, ou un Ayran, boisson lactée (que j’adore) contenant 2/3 de lait et 1/3 d’eau salée, récemment déclarée boisson nationale par Erdogan, dans le cadre de sa lutte contre la consommation de boissons alcoolisées.

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Bar de plein air à Usküdar
Photo Fliflounette

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Photo Fliflounette

5. La rue, une activité économique à part entière

Ce qui frappe et qui amuse finalement à Istanbul, c’est l’incroyable diversité de commerces ambulants que l’on trouve dans ses rues.

Tout se vend : simits, barquettes de fruits frais, de légumes, maïs grillé, marrons chauds, poisson cru ou cuit, viande grillée, (phénomène qu’on regroupe sous le nom de street food), paires de lunettes de lecture, paquets de mouchoirs, lunettes de soleil, maroquinerie, jouets, barbapapas, boissons chaudes ou froides, eau, journaux, discours enregistrés sur des cassettes audio – keskidi ?, billets de loterie, paires de chaussettes, hameçons et lignes de pêche…

Les commerçants de la rue proposent aussi un certain nombre de services : livraison de thé ou café, livraison de produits que les habitants des immeubles récupèrent grâce à un panier que l’on fait descendre au bout d’une corde, cirage de chaussures etc.

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Vendeurs de maïs grillé ou vapeur sur la place Taksim
Photo Toto Caribo

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Photo Toto Caribo

6. Une ville en spectacle permanent

A l’image de l’avenue Istiklal, Istanbul est une ville où le spectacle est partout : les groupes de musiciens se succèdent jusqu’au bout de la nuit dans les rues, un ou deux musiciens suffisent à faire danser les gens, les marchands de glace délivrent leur commande avec un cérémonial qui relève presque du spectacle comique, les vendeurs ambulants attirent l’attention en jouant en rythme avec leurs pinces, les boîtes de nuits crachent leur musique jusqu’au bout de la nuit…

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Danses spontanées
Photo Toto Caribo

Je me souviens d’une des dernières soirées passées à Istanbul : après avoir dégusté une barquette d’un plat délicieux à base de riz et de pois chiches, j’ai été émue aux larmes par un homme d’une quarantaine d’années, habillé avec élégance, qui jouait de la flûte, un morceau de musique soufie à la sortie d’un passage souterrain pour piétons. Envoûtement garanti.

7. Les longues déambulations sur l’avenue Istiklal

Parcourir l’avenue Istiklal plusieurs fois par jour, à différents moments de la journée, c’est sentir battre le cœur d’Istanbul. Même si les grandes enseignes rappellent nos villes européennes, et peuvent de ce fait rebuter le touriste, les spécificités turques lui confèrent un charme fou. Se poster en terrasse et regarder vivre les Stambouliotes est un plaisir très instructif !

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L’avenue Istiklal
Photo Fliflounette

8. La gastronomie

Même si on n’a pas poussé la porte des grands restaurants réputés d’Istanbul, une rimbambelle de mezze de la viande grillée et  vous voilà au paradis ! Dans la gastronomie turque, les légumes ont la part belle et on retrouve beaucoup de recettes communes avec le régime crétois. Les Turcs sont également de grands amateurs de viandes alors quand les odeurs de grillades viennent chatouiller vos narines, ce serait inhumain de résister à la tentation !

9. Amis félins, vous êtes ici chez vous !

Istanbul est tout simplement le paradis des chats, une terre promise. La ville offre le gîte et le couvert avec supplément câlins pour chaque félin résident ou de passage.

10. Les Portes de l’Orient

Une lumière douce sur le Bosphore, un ciel qui s’embrase en fin de journée sur une skyline à couper le souffle : les mosquées et leurs minarets découpent cet horizon unique que vient sublimer l’appel à la prière qui retentit alors dans toute la ville.

Je n’ai pas de mots pour décrire l’émerveillement du coucher du soleil dans une telle ambiance orientale, j’en ai des frissons rien qu’en écrivant ces lignes. Istanbul est un vrai coup de foudre et je n’ai qu’une hâte, y retourner !

Florence

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En rentrant des îles Princes (à gauche, la Mosquée Bleue et Sainte Sophie)
Photo Fliflounette

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