Indonésie

En direction d’Ubud sur l’île de Bali : une drôle de rencontre

Dans le billet précédent, je vous ai abandonnés dans la salle d’attente juste avant l’embarquement de notre 3e vol de notre lune de miel en Indonésie. Après notre bon coup de stress et notre course effrénée à travers l’aéroport de Djakarta, nous voici prêtes à embarquer pour l’île de Bali, et vous ?

Une drôle de rencontre dans notre 3e et dernier avion

Dans l’avion, on avait choisi le hublot pour pouvoir observer le chapelet d’îles et leurs volcans. C’est Ana qui a le privilège du hublot. C’est aussi Ana qui a un gros coup de bambou. Elle est littéralement droguée par le manque de sommeil, les conversations sont monosyllabiques et la tête penche à droite, à gauche, un peu de chaque côté, mais penche, inexorablement. Le paysage est donc le cadet de ses soucis.

De mon côté, il me reste un peu d’énergie, je ne sais pas d’où, mais je suis encore bien éveillée. Et ça tombe bien car j’ai une voisine qui veut faire la causette !

Felicia est une Indonésienne, d’une trentaine d’années, originaire de Djakarta, toute fraîche et maquillée. Elle nous salue dans un anglais parfait : “Hi, where are you from ?” Nous lui expliquons que nous venons d’Espagne, plus précisément de Barcelone, elle est enchantée et reçoit l’information avec un grand sourire !

Le temps d’attacher notre ceinture et de nous préparer au décollage (qui va se faire une bonne heure après), je papote avec Ana, toujours en monosyllabes, et observe que Felicia est en train d’envoyer des messages sur Whatsapp. Ce n’est pas très correct, mais comme je vois qu’elle écrit à quelqu’un en anglais, je ne peux m’empêcher de zyeuter et lire le message qu’elle vient d’envoyer :

J’avale ma salive, je me dis qu’elle est gonflée la voisine, mais en même temps, je ne suis pas sensée avoir lu ce message. Alors j’essaie de passer outre et faire comme si de rien n’était. Dans le fond, elle a sans doute raison, on n’est pas des plus fraîches après ces 24h de voyage…

Quelques minutes passent et elle reprend la conversation d’une manière très sympathique en nous demandant si c’est la première fois que l’on vient, ce qu’on compte faire etc. Pendant qu’Ana dort à poings fermés, elle me donne plein de conseils pour vivre au mieux notre séjour : coins à visiter, applications mobile, qui à la façon d’Uber, permettent d’accéder à tout un tas de services au tarif local et non touriste (plus d’infos en fin d’article¹). Elle me parle du dragon de Komodo, ce lézard de 70kg qui peut mesurer jusqu’à 3 m et qui peut mettre des mois à digérer une grosse proie…

Elle me parle aussi des plages de sable rose, des envols de chauve-souris au coucher du soleil, des eaux turquoises de l’île de Komodo, du canard fumé à manger absolument. Elle me conseille un guide pour faire une escapade si le coeur nous en dit, elle me donne des astuces concernant les pourboires et les prix des massages etc.

Au final, Felicia se révèle agréable et résolument amoureuse de son pays. On parle aussi de Barcelone, une ville qu’elle a déjà visité et qu’elle adore… Bref, le vol passe très vite grâce à ce bon moment. Un peu avant d’arriver à Bali, comme Ana a toujours du mal à rester éveillée, je lui demande sa place côté hublot, je veux profiter du paysage et j’en prends plein les yeux : des nuages, des nuages et des nuages ! Je ne vois rien. 😀 Bon, j’exagère, quand on a arrive à Bali, on voit les falaises battues par de belles vagues gonflées d’eau turquoise, c’est splendide ! L’atterrissage à l’aéroport de Denpasar est génial. Comme à Héraklion en Crète, on a l’impression qu’on va atterrir sur la mer !

Les roues frappent le sol, ça y est, nous sommes arrivées à Bali ! Aussitôt, notre voisine s’enfuit sans un mot (!) en courant vers le compartiment où se trouve sa valise , nous ne la reverrons pas.

À la sortie de l’avion, on est dans le bain : le ciel bleu, le petit vent chaud de la côte et les premières couleurs : l’entrée du terminal nous surprend agréablement, on est immédiatement dans l’ambiance balinaise.

 

Rejoindre Ubud

Étape suivante : chercher le transport qui nous emmènera à Ubud. On s’arrête quelques minutes pour manger un bout avant de nous lancer dans l’allée où tous les chauffeurs de taxi tentent de nous attirer vers leur véhicule. Après une nuit sans sommeil, on a les oreilles saturées et cela ressemble à un grand brouhaha mais il faut prendre notre courage à deux mains pour se lancer et commencer la négociation ! Tout se négocie, cela fait partie du jeu.

Pour avoir une idée des tarifs, j’avais consulté le Lonely Planet et c’est là que je m’étais rendue compte de la belle arnaque du taxi de l’aéroport de Djakarta. Le tarif que nous avons payé là-bas, pour 10 min de taxi était le même que celui qu’on s’apprête à débourser pour 2h de trajet jusqu’à Ubud, soit environ 350 000 RP, soit environ 21€. Comme quoi, c’est bien de préparer un tout petit peu ce genre de détails.

Au bout de quelques minutes, on trouve notre taxi et hop, les valises sont dans le coffre, en route pour Ubud ! Et là, on tente d’observer le monde qui nous entoure mais le ron-ron du moteur a raison de nous. On lutte contre le sommeil pour essayer de profiter au maximum des premières sensations, mais impossible, Morphée nous kidnappe à de nombreuses reprises. Néanmoins, entre les épisodes où on pique du nez, on observe tout un tas de choses, bercées par la musique du taxi.

 

Déjà, on roule à gauche. Ensuite, il y a du monde partout sur la route et surtout en moto. Les routes sont étroites et pleines de virages à 90°. La vitesse de circulation est lente, autour de 30km/h en moyenne. Peu de feux tricolores et peu de ronds-points. Le klaxon indique qu’on va doubler. Les routes sont bordées de petits magasins ou de murs richement décorés derrière lesquels on devine des temples (on comprendra plus tard ce que c’est). Devant chaque échoppe ou entrée, des offrandes sont disposées sur le sol ou sur de petits autels. Les nombreuses statues sont enveloppées dans des tissus colorés. On voit des rizières d’un vert flashy, des petits chiens, quelques chats.

Après 2h de circulation, nous arrivons à Ubud, dans une ambiance nuageuse, chaude et humide. Nous sommes accueillis par nos hôtes de la Cucu House : ils sont adorables, ils nous présentent notre chambre, réalisée dans un style traditionnel balinais : une énorme porte en bois sculptée et ajourée nous donne la bienvenue. La salle de bain est en plein air, ce qui fait que le soir, on profite du clair de lune tout en prenant sa douche…

Ravies d’être enfin arrivées, on fait une sieste de plusieurs heures avant de ressortir le soir pour dîner notre premier repas local. Une bonne nuit de sommeil nous attend pour pouvoir profiter pleinement de notre première découverte d’Ubud le lendemain, une ville qu’on a adoré !

On vous en parle dans la prochain billet…

 


¹Pour celles et ceux que ça intéresse, l’application en question s’appelle GoJek : elle permet d’accéder à des services de transport, massage à domicile, livraison de nourriture, de jus de fruits ou tout autre type de service. Pour pouvoir l’utiliser, il suffit d’avoir un numéro de téléphone indonésien (en achetant une carte locale). De notre côté, nous ne l’avons pas utilisée, mais le fonctionnement est très simple.

Attention cependant car comme chez nous, toutes ces formes de services « ubérisés » ne sont pas bien vus partout : de nombreux sites ou villes touristiques sont jonchées de pancartes anti-GoJek ou anti-GoCar, l’application dédiée uniquement au transport (équivalent de Uber et Cabify). Certains conducteurs qui offrent ces services peuvent même vous dire qu’ils ne s’approcheront pas de l’endroit où vous souhaitez aller pour éviter de se faire agresser par les conducteurs des compagnies officielles de taxi.

4 réflexions au sujet de “En direction d’Ubud sur l’île de Bali : une drôle de rencontre”

    1. La douche paraît rudimentaire, mais c’est tellement agréable de se doucher en plein air, un plaisir unique, surtout au clair de lune avec les bruits de la campagne 🙂

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